Rencontre avec le nouveau directeur de l’AEFE

 


A l’occasion de l’inauguration de la nouvelle maternelle du Lf de Madrid, les personnels, habillés de noir, ont montré, une fois encore, leur désaccord face à la situation actuelle de l’AEFE : coupes budgétaires, suppressions de postes, mobilité forcée des résidents et non renouvellement de détachement !

Le nouveau directeur de l’AEFE, Olivier Brochet, qui avait fait le déplacement pour cette inauguration, a souhaité rencontrer les représentants des personnels et nous l’en remercions.

Voici le compte rendu des échanges :

CR rencontre directeur de l’AEFE et représentants de personnels Lf Madrid

Il a longuement insisté sur le rôle central que doit continuer de jouer l’AEFE dans le réseau d’enseignement français à l’étranger, tout en rappelant l’objectif ambitieux de doublement du nombre d’élèves d’ici à 2030. Sur l’avenir de l’Agence, des annonces sont prévues d’ici l’été. Il a également insisté sur la nécessité de redéployer les moyens postes de résidents afin de pallier le déséquilibre entre les différentes zones. Nous avons rappelé que ceci était contradictoire avec le plan de suppression de 512 supports (8% des personnels détachés) qui depuis 2017 empêche tout redéploiement et en impactant fortement les établissement comme le LFM. Ce redéploiement ne sera possible qu’en rouvrant ces postes !

Nous insistons également sur la mesure de limitation des contrats de résidents à 6 ans qui est inacceptable pour les personnels mais qui est également une mauvaise mesure pour les établissements (voir analyse ici). Pour le Directeur, il s’agit d’abord d’une décision du MEN qui vise à faciliter les renouvellements de détachements pour les personnels actuellement en poste, pour l’AEFE, cela facilitera la mise en oeuvre du redéploiement des moyens…  Nous rappelons que cette mesure n’a pas eu l’effet escompté sur les renouvellements de détachements au vu du nombre de refus déjà prononcés, cette situation est intenable pour les personnels !

Le lendemain, le Directeur s’est rendu à Barcelone où il a également rencontrer les représentants des personnels. Voici le compte rendu des échanges :

Compte rendu rencontre directeur AEFE à Barcelone

Nous remercions le directeur de l’Agence pour ces moments d’échange  et nous restons déterminés pour défendre l’AEFE et ses personnels !

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AEFE : Stop au désengagement de l’Etat !

Le 8 mars dernier la mobilisation a encore été très forte dans le réseau Espagne pour dire stop au désengagement de l’Etat dans le financement de l’AEFE.

Au Lycée français de Madrid, forte mobilisation et rassemblement devant le lycée.

Environ 70 %  de l’ensemble des personnels étaient grévistes et 75% des enseignants résidents au secondaire.

Voici le communiqué commun de l’ensembles des organisations syndicales représentatives de l’établissement et de l’ALI, association parents d’élèves majoritaire :

 

Communiqué commun représentants personnels et parents d’élèves

Au lycée français de Valence, la mobilisation a également été très forte avec 55 % de résidents grévistes et 12 personnels de droit local au secondaire, 89 % de résidents grévistes et 12 personnels de droit local au primaire. Les personnels dénonçait également un avis défavorable au renouvellement de détachement d’une collègue du premier degré communiqué 2 jours avant par son académie d’origine. Voici la motion des personnels adoptée ce jour-là :

motion personnels lf Valence

Au lycée français de Barcelone, les collègues ont également dit Stop au désengagement de l’Etat, une poursuite de la mobilisation est en cours !

Tous en grève le 8 mars pour défendre notre modèle d’enseignement français à l’étranger

Depuis plus de dix ans maintenant, l’AEFE subit un désengagement constant de l’État dans son financement et doit sans cesse augmenter la part d’autofinancement afin de continuer d’assurer ses deux missions principales qui sont la continuité de service public d’enseignement à l’étranger et le rayonnement de la France.

Depuis le début du mandat du Président Macron, ce désengagement de l’État a connu une accélération sans précédent avec une annulation brutale de 33 millions de crédits dans la dotation de l’Agence. On ne connaît que trop les conséquences pour le réseau : mise en place d’un plan de 512 suppressions de postes de détachés sur 3 ans, augmentation de la participation financière complémentaire (PFC) des établissements, annulation de 2 millions de crédits pour le lycée français de Madrid pour le financement de la nouvelle maternelle.

Les établissements du réseau Espagne ont été particulièrement touchés par ces mesures en perdant 21 postes l’an dernier. Cette année l’Agence a déjà décidé la fermeture de 9 postes de résidents sur les 14 vacants pour la rentrée prochaine sur l’ensemble du réseau Espagne.

Dans le même temps, le ministère de l’Education nationale a encore durci les conditions de détachement et a introduit une limitation à 6 ans la durée de détachement à l’étranger (hors détachement à Monaco) sans pour autant garantir les renouvellements de détachement des personnels en poste. Cette mesure, décidée de façon unilatérale par le biais d’une simple circulaire, remet en cause la nature même du contrat de résident en introduisant une mobilité forcée pour les personnels. Dans son rapport sur l’enseignement français à l’étranger, la députée Samantha Cazebonne reprend à son compte le bornage à 6 ans du contrat de résident qui s’accompagnerait d’un nouveau statut (sic) de détaché direct dans les EGD et conventionnés. Ces nouveaux contrats privés de droit local seraient à charge totale des établissements. Ils constitueraient donc un outil terriblement efficace pour la privatisation du réseau !

Et ils impliqueraient une substantielle baisse de revenus des personnels, touchant essentiellement des femmes : plus de 80% au premier degré, près de 60% au second degré public.

C’est dans ce contexte que le SNES-FSU, SNUipp-FSU Espagne ont déposé un préavis de grève pour le vendredi 8 mars, journée internationale de lutte des femmes pour l’égalité des droits, sur l’ensemble des établissements du réseau Espagne.

Particulièrement mobilisés depuis presque un an et demi, les personnels du réseau AEFE, en particulier en Espagne, ont déjà démontré leur détermination à défendre l’opérateur public comme véritable colonne vertébrale de l’enseignement français à l’étranger.

Nous demandons spécifiquement pour le réseau d’enseignement français à l’étranger:

  • l’arrêt immédiat de la vague de suppression de postes d’enseignants résidents en cours,qui affecte le budget des établissements, les scolarités, et prive tous les collègues titulaires d’opportunités de recrutement;
  • le retour à une garantie d’emploi pour les personnels installés durablement dans les pays, passant par l’abandon de la limitation du détachement dans le temps;
  • l’arrêt de la privatisation en cours conduisant à la transformation de notre réseau d’établissements sous contrats publics en réseau d’établissement privés partenaires.

Il est urgent de stopper le démantèlement amorcé de l’AEFE et de lui redonner les moyens nécessaires à son fonctionnement.

Le 8 mars, toutes et tous en grève !

preavis greve 8 mars

Stop au démantèlement de l’AEFE !

Cela devient malheureusement une habitude, l’AEFE vient d’annoncer de nouvelles suppressions de postes de résidents sur l’ensemble du réseau et, encore une fois, l’addition est lourde pour les établissements d’Espagne : 9 suppressions sur les 14 postes déclarés vacants pour la rentrée 2019.

  • Barcelone : suppression d’un poste de résident de mathématiques ;
  • Madrid : suppression de 4 postes de résidents en anglais, lettres, mathématiques et professeur des écoles ;
  • Valence : suppression de 3 postes de résidents professeurs des écoles ;
  • Villanueva de la Cañada : suppression d’un poste de résident de professeur des écoles.

Au vu des retours de l’ensemble du réseau, il semble clair que l’AEFE va aller bien au delà de la  vague de suppressions de 166 postes de détachés (résidents et expatriés) qui était annoncée !

Nous rappelons encore une fois, les conséquences de ces suppressions :

  • blocage des enseignants titulaires de la fonction publique employés sur un contrat de droit local : ces collègues sont en disponibilité et donc leur carrière de fonctionnaire est bloquée alors même qu’ils sont en train d’effectuer leur mission de fonctionnaire soit directement auprès de l’AEFE dans les établissements en gestion directe (Madrid, Barcelone et Valence) soit auprès d’un établissement lié à  l’AEFE par une convention (Alicante, Bilbao, Ibiza, Malaga, Villanueva de la Cañada) ;
  • difficultés de recrutement : le recrutement sur un poste de résident assure la venue d’un enseignant titulaire de la fonction publique avec au minimum 2 années d’expérience du système d’enseignement français (et c’est en général bien plus) tandis que le recrutement en contrat local ne permet pas de garantir cela et selon les disciplines en secondaire le vivier de candidats peut être restreint ;
  • charge financière supplémentaire pour les établissements : les postes de résidents sont en partie financés par l’AEFE, les suppressions de postes de résidents implique un recrutement sur contrat de droit local dont le financement est totalement assuré par l’établissement, ces suppressions participent donc directement aux hausses de frais de scolarité constatées et certainement à venir.

Contrairement à ce qui pu être dit, ces suppressions ne servent pas (ou plus) à ouvrir des postes ailleurs dans le Monde dans des établissements moins dotés. Il s’agit purement et simplement de mesures de restrictions budgétaires visant à la privatisation complète du réseau !

Par exemple, au lycée français de Madrid, les 4 suppressions de postes impliquent un surcoût financier estimé à 100 000 € à la charge de l’établissement donc à une source de financement privée (écolages demandés aux familles). En terme de dotation en postes, on passera sous la barre symbolique des 50% de résidents par rapport au nombre total d’enseignants au secondaire.

Par ailleurs, la décision du Ministère de l’éducation nationale de limiter dans le temps (2 détachements de 3 ans maximum) les nouveaux contrats de résidents à partir des recrutements 2019 a des conséquences profondes pour le réseau : mobilité forcée pour les personnels sans rendre les postes plus attractifs, instabilité des équipes, précarisation des personnels installés durablement dans le pays d’accueil… Et dans ce contexte, elle constituera clairement  un outil supplémentaire pour planifier de nouvelles suppressions de postes.

Dans la continuité des actions menées jusqu’à présent pour la défense de l’AEFE le SNES Hors de France avec les syndicats de la FSU ont déposé des préavis de grève du 5 au 13 février inclus.

Nous appelons l’ensemble des personnels des lycées français d’Espagne à se mobiliser sur cette période par diverses actions, y compris la grève !

Nous appelons également l’ensemble des communautés scolaires à soutenir et s’unir aux actions menées localement pour la défense du modèle d’enseignement français à l’étranger dont la qualité n’est plus à démontrer.

 

 

Rencontre avec le Directeur de l’AEFE

Lors de sa visite à Madrid de pour le séminaire des chefs d’établissements de la zone ibérique, nous avons rencontré M Bouchard, directeur de l’AEFE. Étaient également présents des représentants du SNUipp-FSU et des syndicats espagnols CCOO et UGT.

Vous pouvez lire le compte rendu ici :

2018 10 16_Réunion_Directeur_AEFE

 

A l’appel des syndicats de la FSU, les personnels résidents des lycées français d’Espagne se sont largement mobilisés pour la défense de l’opérateur public :

  • Lf de Madrid : 61% des résidents du secondaire et 63% au primaire
  • Lf de Barcelone : 40 % des résidents du secondaire
  • Lf de Bilbao : 93% des résidents du secondaire et 100% du primaire
  • Lf Villanueva de la Cañada : 50% des résidents du secondaire.

(Le 9 octobre étant férié dans la Communauté valencienne, les lycée français de Valence et d’Alicante étaient fermés)

Les personnels ont encore une fois envoyé un message clair contre les suppressions de postes de résidents, la limitation des détachement à 6 années et le manque de financement public de l’AEFE. Vous pouvez consulter ici la motion adoptée à l’unanimité par les personnels du lycée français de Madrid réunis en assemblée générale :

motion_LFM

Des représentants du SNES-FSU rencontreront M. Bouchard, directeur de l’AEFE, mardi 16 octobre à Madrid. Ce sera, pour nous, une nouvelle occasion de porter la voix des personnels qui au quotidien, sur le terrain, font vivre le réseau  et construisent son excellence. Nous y défendrons une vision du réseau d’enseignement français à l’étranger dans lequel l’AEFE conforte son rôle central, « de colonne vertébrale » comme a pu le dire le Président Macron. Une vision de l’AEFE au sein de laquelle les personnels peuvent bénéficier d’une situation professionnelle stable, compatible avec leur statut. Ceci passe par une volonté de la part du Gouvernement d’assurer une stabilité financière pour les établissement de l’Agence et de renforcer la dotation de l’AEFE pour notamment assurer le financement de la part patronale des pensions civile des agents qui y sont détachés.

À lire et écouter, le reportage fait à Madrid par Radio France sur le thème : « le modèle de l’enseignement français est-il en crise ? »

Mobilité forcée des résidents, c’est non !

Alors que les lycées français de l’étranger continuent de briller par l’excellence des résultats de leurs bacheliers et une attractivité toujours croissante,  l’action gouvernementale envers le réseau d’enseignement français à l’étranger se résume à une coupe budgétaire de 33 millions d’euros imposée à l’été 2017 suivie de l’annonce d’une réflexion pour une « nécessaire » réforme… Et comme d’habitude ce sont les contrats des personnels qui sont en ligne de mire. Le coup de tonnerre est venu d’une simple note de service du Ministère de l’éducation nationale (MEN) annonçant la limitation dans le temps des détachements des résidents à 6 années pour tous les nouveaux contrats, alors que nous sommes toujours en attente des conclusions d’une mission interministérielle attendues pour l’automne… Comme le dénonce fermement ici le secteur Hors de France du SNES-FSU, une telle mesure remet en cause la nature même du contrat de résident, pièce fondamentale dans l’articulation du réseau tel qu’il a été pensé lors de la création de l’AEFE.

La mobilité imposée existe déjà à l’AEFE : il s’agit des contrats d’expatriés pour les postes d’encadrement ou à mission spécifique !

Pour rappel, il y a deux types de contrats pour les enseignants titulaires détachés auprès de l’AEFE : contrats de résidents et contrats d’expatriés. Le contrat d’expatrié est d’une durée maximale de 3 ans renouvelable deux fois un an (donc  durée totale de 5 années maximum), il s’accompagne pour les enseignants d’une décharge horaire d’enseignement pour effectuer une mission de conseil pédagogique. Le contrat de résident est d’une durée de 3 ans renouvelable sans limitation dans le temps (sous réserve d’obtention du détachement). La rémunération de ces personnels est définie par le décret 2002-22, il s’agit de la même rémunération qu’en France hormis l’indemnité de résidence qui est substituée par une indemnité d’expatriation pour les expatriés et par une indemnité de surcoût de vie locale (ISVL) pour les résidents. L’ISVL correspond dans la plupart des pays à 15% de l’indemnité d’expatriation. On peut estimer qu’il s’agit de la part de l’indemnité d’expatriation non liée à la mobilité puisque, selon l’article 4 A-d du décret 2002-22, l’indemnité d’expatriation est réduite de 85 % après 12 années révolues  de services d’un expatrié sur un même poste i.e. lorsqu’on considère qu’il n’y a plus de mobilité imposée. Donc imposer une mobilité aux résidents en limitant le nombre de renouvellements de contrat  reviendrait à en faire des expatriés sans la prime liée à la mobilité !

L’argument du MEN : rendre le métier plus attractif en facilitant la mobilité depuis la France…

Il est illusoire de penser que cette mesure aura un effet quelconque sur le manque d’attractivité du métier qui constitue, en outre, un problème très sérieux pour notre système éducatif.  Pour s’en convaincre, il suffit de comparer les effectifs : les quelques 5268 contrats de résidents (chiffre 2017) représentent, avec ou sans mobilité forcée, peu d’opportunités de mobilité vers l’étranger pour les 712 000 enseignants titulaires du 1er et 2nd degré.  On pourra noter, également, qu’il est pour le moins contradictoire de vouloir plus de départs vers l’étranger et de planifier la fermeture de 512 postes de détachés, soit presque 10%, pour les trois années à venir… Enfin, si on analyse les chiffres publiés par l’AEFE dans son bilan social 2017, on constate que la mobilité des résidents existe déjà mais qu’il s’agit d’une mobilité choisie.

Voici quelques données qui le montrent :

  • Il y a eu 1097 fins de contrat (résidents et expatriés) en 2017 dont 767 contrats de résidents : il s’agit de 14,6% du total de résidents, on n’est pas loin des 16,6% correspondant au renouvellement de l’ensemble des résidents tout les 6 ans. Sur ces 767 fins de contrats résidents, 546 l’ont été à la demande de l’agent et 100 pour départ en retraite.

 

  • La durée moyenne d’un résident sur un même poste est de 7,29 ans. Comme on peut le voir dans le tableau ci-dessous cette durée moyenne est variable selon les zones géographiques sans toutefois excéder 10 années.

Le contrat de résident tel qu’il a été pensé offre la souplesse nécessaire à l’hétérogénéité des situations rencontrées dans le réseau : enseignants installés durablement dans le pays ou enseignants à la recherche d’une expérience ponctuelle à l’étranger. Dans chacun des cas, les agents peuvent mener à bien leur projet professionnel en accord avec leurs contraintes familiales, sans subir d’interruption de carrière. Ce qui est, d’ailleurs, la moindre des choses puisque les titulaires embauchés par l’AEFE continuent d’accomplir leur mission au service de la France.

Autre argument parfois entendu : « les profs à l’étranger sont déconnectés de ce qui se fait en France, il faut les forcer à bouger ! »

Cet argument ne tient pas. On constate dans le tableau précédent que les zones avec les plus fortes anciennetés correspondent globalement aux pays limitrophes ou proches de la France. C’est en effet dans ces pays-là que l’on rencontre le plus de collègues installés durablement pour des raisons familiales évidentes (double nationalité des agents et/ou couples mixtes). Si risque de « déconnexion » il y avait, plutôt qu’une mobilité forcée, il serait plus judicieux d’améliorer les interactions avec les académies partenaires.

La stabilité des équipes pédagogiques est un atout pour les établissements.

Il est dangereux de croire que les enseignants installés durablement constituent un frein au dynamisme des établissements du réseau. Bien au contraire, la connaissance de la langue et de la culture du pays d’accueil mais également la connaissance du système éducatif local, l’investissement dans des projets à long terme sont des compétences fondamentales pour le maintien de la qualité de notre système. Ces personnels constituent souvent des points d’appui pour les collègues nouvellement nommés. Ils sont aussi une ressource pour les postes diplomatiques dans la mise en oeuvre de politiques ambitieuses de coopération éducative avec le pays d’accueil. Dans ce domaine, il y aurait encore à faire pour valoriser les compétences disponibles mais ce n’est pas en précarisant la situation de ces collègues qu’on en prend le chemin !

Des difficultés de recrutement seront à prévoir…

Le nombre de candidatures était déjà très variable d’un établissement à l’autre mais également d’une discipline à l’autre. Durcir les conditions de détachement va mécaniquement réduire le nombre de candidats au départ et pourrait compromettre le recrutement sur certains postes même en Espagne ! Ce n’est certainement pas en rendant les postes moins attractifs que l’on va améliorer la qualité du recrutement.

Il y a un risque réel que cette mesure devienne un outil pour faciliter la suppression de postes de résidents !

Ce sera en effet très facile de mettre en place des plans de suppressions de postes car on pourra anticiper sur plusieurs années le nombre de postes arrivant au bout de la durée maximale de détachement dans chaque établissement. On pourra ainsi accélérer le redéploiement des postes voire mettre en oeuvre des grands plans de suppressions comme celui que l’on vit actuellement (pour par exemple apporter une résolution radicale au problème des pensions civiles des agents détachés que nous signalions ici). Dans les deux cas, pour les établissements d’Espagne ce sera moins de postes donc moins de financement public donc plus de frais de scolarité !

Au delà d’une dégradation inacceptable pour les conditions d’exercice des personnels, cette mesure bouleverse fondamentalement l’architecture de l’AEFE. Le SNES et les syndicats de la FSU entendent la combattre par tous les moyens à leur disposition.