Bonne rentrée 2016 !

La rentrée du bilan…

Alors que nous vivons la dernière rentrée du quinquennat de la priorité à l’Education, un bilan s’impose et, disons-le clairement, il laisse un goût plutôt amer.
Certains diront que l’Éducation nationale a été préservée de la politique d’austérité budgétaire menée dans le prolongement du quinquennat précédent, mais ce constat ne fait que traduire un manque d’ambition pour notre système éducatif public. L’engagement à créer 60 000 postes ne sera certainement pas atteint – à moins d’y inclure les postes d’AED ce qui n’est normalement pas la pratique. Au-delà de la discussion sur les chiffres, ces moyens supplémentaires sont de toute façon insuffisants pour se concrétiser en une réduction du nombre d’élèves par classe, ils permettront à peine d’absorber la hausse du nombre d’élèves due au pic de natalité de l’an 2000. On assiste par ailleurs depuis 2012 à une crise de recrutement sans précédent : tous les ans, autour de 20 % des postes ouverts aux concours d’enseignants ne sont pas pourvus faute d’un nombre suffisant de candidats. Ce phénomène que l’on ne peut plus considérer comme ponctuel est la conséquence du manque d’attractivité de la profession d’enseignant. Les revalorisations de la valeur du point d’indice (2 fois 0,6%) sont largement insuffisantes après une période de 7 ans de gel et seront vite absorbées par les hausses prévues de cotisations retraites.
Cette rentrée sera également celle de la réforme du Collège. Élaborée dans l’urgence, cette réforme aura bien du mal à être mise en œuvre à la rentrée. Alors qu’elle avait pour objectif de réduire les inégalités, elle va surtout, par son empilement de dispositifs imposés, déstabiliser en profondeur le travail des équipes ce qui affectera d’abord les élèves les plus fragiles. Avec quatre nouveaux programmes organisés par cycles, des EPI, de l’AP, une multiplication de parcours et une évaluation de compétences transversales, le temps de concertation va subir une inflation sans précédent, plus pour répondre à une demande institutionnelle que pour assurer un véritable suivi des élèves. Et ceci, bien sûr, sans qu’aucun cadrage ni reconnaissance de ce travail supplémentaire ne soit défini.
À l’AEFE, il n’aura jamais été question d’une quelconque priorité à l’Éducation. L’attaque de l’établissement public aura encore été amplifiée sous ce quinquennat. Alors même que le nombre d’élèves scolarisés à l’AEFE ne cesse de croître, la dotation de l’État aura été en baisse constante, obligeant même l’AEFE à puiser dans les fonds de roulement de certains établissements. La politique de plafond d’emplois (résidents et contrats locaux) se traduit par une baisse du nombre de titulaires dans certaines zones, une hausse des effectifs par classe, l’externalisation systématique de certains services. Ce sont donc bien les conditions d’apprentissage pour les élèves et de travail pour les personnel qui se dégradent alors que la participation aux frais de scolarité demandée aux familles ne cesse d’augmenter.

A l’appel du SNES-FSU, SNEP-FSU, CGT, FO, Sud, en France comme à l’Étranger :

Tous en grève le jeudi 8 septembre !

Pour un service public d’éducation de qualité et ambitieux pour tous !

Téléchargez ici le bulletin de rentrée 2016 du SNES Espagne

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