Les refus de détachement, c’est toujours NON !

En février dernier, à l’appel de la FSU, les personnels du premier et du second degré ont, par leur action, permis le renouvellement de détachement des collègues du 1er degré qui avaient initialement essuyé un refus de la part des DASEN de leur département d’origine. Le 4 avril, le SNES alertait ses syndiqués sur la situation des détachements en général, et en particulier sur celle de nos collègues ex recrutés locaux (RL) de l’Agence, lauréats du CAPES, ayant obtenu un poste de résident. 

À ce jour, des personnels du 1er et du 2d degré, recrutés sur des postes de résidents, subissent, pour des raisons différentes, des refus de détachement.

Le SNES et le SNUipp ont multiplié leurs interventions mais, comme en février, les situations ne peuvent se débloquer qu’avec une forte mobilisation syndicale de terrain.

En Espagne,

  • un collègue du premier degré à Valence actuellement TNR à qui on a proposé un poste de résident, a reçu un refus de détachement de son département d’origine. Par ailleurs, d’autres collègues recrutés cette année sont encore en attente d’une réponse pour leur détachement.

  • une collègue du second degré à Madrid actuellement en stage de titularisation en France qui avait fait plus de deux années de titulaire en tant que PLP avant d’arriver en Espagne s’est vu refuser également sa demande de détachement car ces années n’ont pas été effectuées dans le même corps ! C’est véritablement une double peine car elle ne peut être recrutée en tant que résident sur un poste de certifié/agrégé et lorsqu’elle passe le concours, elle est à nouveau bloquée !

  • Par ailleurs, au moins trois collègues du second degré (à Barcelone, Bilbao et Alicante) ont fait leur stage de titularisation en France avant le changement de règle du MEN et sont toujours en attente d’un poste de résident. Si la situation n’évolue pas, ils n’ont plus aucune perspective de reconnaissance de leur concours si ce n’est de rentrer deux années supplémentaires en France et espérer à nouveau qu’un poste de résident se présente.

Ces atteintes répétées sur les détachements peuvent se justifier dans la logique de l’Éducation nationale par la difficulté à pourvoir les postes en France. Mais, pour le réseau de l’enseignement français à l’étranger, les refus de détachement ont un impact énorme.

Tous les personnels sont concernés : la position administrative de résident est fragilisée et c’est un pas de plus vers la mobilité imposée à tous. C’est d’ores et déjà une menace très claire qui, si nous ne la stoppons pas, se concrétisera et sera alors irréversible.

Pour la défense de nos collègues, pour contrer ces atteintes répétées à la situation de détachement, et stopper toute velléité de mobilité imposée,

tous en grève le mardi 9 mai 2017 !

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