Archives de l’auteur : snesespagne

Visite du Ministre Le Drian au Lycée français de Madrid, une occasion manquée !

Lors de son déplacement en Espagne, le Ministre des Affaires étrangère, M. Jean-Yves Le Drian, visitait le lycée français de Madrid. Accompagné de M. l’Ambassadeur, M. le Directeur de l’AEFE, Mme la Députée, M. le Conseiller culturel, Mme la Proviseure ainsi que des proviseurs d’autres établissements français d’Espagne, M. le Ministre a assisté à diverses présentations d’élèves constatant ainsi la richesse des projets menés au LFM. Comme on peut le voir sur le site de l’établissement, tout le monde était de la fête sauf les enseignants et les parents d’élèves ! En temps normal, ceci pourrait sembler anecdotique mais après les annonces de coupes d’une ampleur inédite sur la dotation de l’Agence et, en conséquences, la programmation de la suppression de centaines de postes de détachés, l’augmentation des prélèvements de l’AEFE sur les budgets des établissements, le gel de la plupart des subventions pour des projets pédagogiques, un tel oubli laisse un goût amer chez les personnels ! Pas le temps, il fallait montrer des choses positives, une rencontre avec les représentants des personnels aurait ennuyé le Ministre… les justifications non plus ne passent pas…

C’est donc une occasion manquée pour les personnels d’exprimer leurs inquiétudes quant à l’avenir de notre réseau d’enseignement français à l’étranger. On se contentera d’un simple courrier, en espérant qu’il soit lu et qu’on nous y apporte une réponse…

 

Voir en suivant le lien ci-dessous :

2017_10_23_courrier_ministre_FSU

Publicités

Large mobilisation des personnels pour la défense de l’AEFE

Le mardi 10 octobre 2017, à l’appel des syndicats de la FSU avec l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique, les personnels fonctionnaires détachés à l’AEFE se sont largement mobilisés sur le réseau Espagne : Madrid, 65 % au secondaire, 50 % primaire, Barcelone 43 % secondaire, Valence, 40 % secondaire, 50 % primaire, Bilbao, 67 % secondaire, 50% primaire, Malaga, 50 % secondaire, 37,5 % primaire, Alicante, 67 % secondaire, Villanueva 100% primaire…

Ils ont, ainsi, envoyé un message clair de dénonciation des mesures négatives touchant l’ensemble des agents de la fonction publique. Ils ont également montré leur détermination à défendre l’opérateur public AEFE qui subit une coupe budgétaire d’une ampleur inédite !

Vous trouverez ci-dessous la motion transmise par le SNES-FSU Espagne, SNUipp-FSU Espagne et SNEP-FSU Espagne à l’ensemble des élus représentants les français d’Espagne.

motion élus

Le 10 octobre, mobilisons-nous aussi pour défendre l’opérateur public AEFE !

Le 10 octobre, mobilisons-nous aussi pour défendre l’opérateur public AEFE !

Suite aux attaques virulentes du Gouvernement contre la fonction publique (gel du point d’indice, remise en place d’un jour de carence, suppression de 120 000 postes, flou sur la compensation de la hausse de la CSG et sur le calendrier d’application du PPCR), l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique ont appelé à une journée d’action (grèves, manifestations…) pour le mardi 10 octobre 2017 (voir communiqué ici).

A l’AEFE, les personnels détachés (résidents et expatriés) n’échapperont pas à ces mesures. Mais à cela s’ajoute une coupe budgétaire sans précédent dans la dotation de l’Agence : 33 millions d’euros, soit plus de 8 % de la dotation ! Les conséquences ont déjà été annoncées :

  • suppressions de postes alors que le nombre de collègues titulaires non résidents ne cesse d’augmenter, notamment en Espagne, en profitant du fait qu’une centaine de postes ont été gelés cette année suite à des problèmes de détachements ;
  • hausse de la participation des établissements conventionnés et EGD au fonctionnement de l’Agence (la « taxe » de 6 % sur les frais d’écolage devrait passer à 7 %) ce qui aura une répercussion directe sur les frais d’écolage et sur les conditions d’enseignement.

Dans un tel contexte, il est légitime de se demander comment l’AEFE pourra-t-elle, par exemple, financer la compensation de la hausse de la CSG qui impactera les salaires ainsi que l’avantage familial ? Tout cela devant se traduire, selon le candidat Macron, par une hausse du pouvoir d’achat pour tous les fonctionnaires !

D’une manière générale, il est légitime de se demander avec quels moyens l’AEFE peut maintenir un réseau d’enseignement d’excellence tout en répondant à une demande toujours croissante ?

 

Pour l’abandon des mesures portant atteinte à la fonction publique, pour une véritable revalorisation de nos métiers, pour la défense de l’opérateur public AEFE,

toutes et tous en grève le mardi 10 octobre 2017 !

Bonne rentrée 2017 à toutes et tous

Mais, où va-t-on ?

Il n’aura pas fallu attendre longtemps après l’élection d’Emmanuel Macron pour qu’une pluie d’annonces négatives s’abatte sur les agents de la Fonction publique : 120 000 suppressions de postes durant le prochain mandat, remise en place de la journée de carence, nouveau gel du point d’indice, augmentation de la CSG sans la compensation de baisses de cotisations, remise en cause du calendrier d’application des revalorisations salariales obtenues dans le cadre du PPCR.

Pour l’Éducation nationale, malgré des annonces budgétaires plutôt rassurantes, les principaux enjeux n’ont pas été abordés. Rien pour enrayer une crise de recrutement sans précédent : cette année encore plus de 14 % des postes ouverts au CAPES externe n’ont pu être pourvus. Rien sur la hausse des effectifs dans le secondaire alors qu’on constate, pour les lycées, qu’en 5 ans la moyenne d’élèves par classe est passée de 28 à 30 et le nombre de classes avec un effectif d’au moins 35 élèves de 25 % à 41 %. En ce qui concerne la réforme du Collège, le décret visant à simplifier la mise en place des EPI ne change en rien l’esprit général de la réforme. Bien au contraire, les déclarations du Ministre vont vers un renforcement de l’autonomie des établissements qui en fait, on le sait bien, se traduira par un accroissement des inégalités entre établissements.

A l’AEFE, l’avenir est, à tout le moins, on ne peut plus incertain. Alors que la dotation de l’Agence a baissé d’environ 10 millions d’euros par an depuis 2013, le nouveau Gouvernement a annoncé cet été une baisse supplémentaire de 60 millions d’euros sur l’exercice budgétaire 2017 ! Nous ne savons toujours pas comment cette coupe claire va être mise en œuvre, mais il est évident qu’elle se répercutera directement sur les budgets des établissements ce qui entraînera, in fine, des dégradations des conditions de travail et/ou des augmentations de frais d’écolage. Le Gouvernement aura beau jeu ensuite d’annoncer un maintien de la dotation de l’Agence pour 2018 ! On notera d’ailleurs concernant ce choix budgétaire la vive réaction de la Fédération des associations de parents d’élèves dans un courrier adressé au Président de la République (à consulter sur le site de la FAPEE).
Toutes ces annonces viennent noircir encore un peu plus le tableau après une année marquée par des difficultés sans précédents pour l’obtention des détachements.

Dans ce contexte inquiétant, le SNES-Espagne restera déterminé dans l’action pour préserver le statut des personnels et l’établissement public AEFE seuls garants de la pérennité de l’excellence de notre réseau d’enseignement français à l’étranger.

Télécharger le bulletin de rentrée complet.

Les refus de détachement, c’est toujours NON !

En février dernier, à l’appel de la FSU, les personnels du premier et du second degré ont, par leur action, permis le renouvellement de détachement des collègues du 1er degré qui avaient initialement essuyé un refus de la part des DASEN de leur département d’origine. Le 4 avril, le SNES alertait ses syndiqués sur la situation des détachements en général, et en particulier sur celle de nos collègues ex recrutés locaux (RL) de l’Agence, lauréats du CAPES, ayant obtenu un poste de résident. 

À ce jour, des personnels du 1er et du 2d degré, recrutés sur des postes de résidents, subissent, pour des raisons différentes, des refus de détachement.

Le SNES et le SNUipp ont multiplié leurs interventions mais, comme en février, les situations ne peuvent se débloquer qu’avec une forte mobilisation syndicale de terrain.

En Espagne,

  • un collègue du premier degré à Valence actuellement TNR à qui on a proposé un poste de résident, a reçu un refus de détachement de son département d’origine. Par ailleurs, d’autres collègues recrutés cette année sont encore en attente d’une réponse pour leur détachement.

  • une collègue du second degré à Madrid actuellement en stage de titularisation en France qui avait fait plus de deux années de titulaire en tant que PLP avant d’arriver en Espagne s’est vu refuser également sa demande de détachement car ces années n’ont pas été effectuées dans le même corps ! C’est véritablement une double peine car elle ne peut être recrutée en tant que résident sur un poste de certifié/agrégé et lorsqu’elle passe le concours, elle est à nouveau bloquée !

  • Par ailleurs, au moins trois collègues du second degré (à Barcelone, Bilbao et Alicante) ont fait leur stage de titularisation en France avant le changement de règle du MEN et sont toujours en attente d’un poste de résident. Si la situation n’évolue pas, ils n’ont plus aucune perspective de reconnaissance de leur concours si ce n’est de rentrer deux années supplémentaires en France et espérer à nouveau qu’un poste de résident se présente.

Ces atteintes répétées sur les détachements peuvent se justifier dans la logique de l’Éducation nationale par la difficulté à pourvoir les postes en France. Mais, pour le réseau de l’enseignement français à l’étranger, les refus de détachement ont un impact énorme.

Tous les personnels sont concernés : la position administrative de résident est fragilisée et c’est un pas de plus vers la mobilité imposée à tous. C’est d’ores et déjà une menace très claire qui, si nous ne la stoppons pas, se concrétisera et sera alors irréversible.

Pour la défense de nos collègues, pour contrer ces atteintes répétées à la situation de détachement, et stopper toute velléité de mobilité imposée,

tous en grève le mardi 9 mai 2017 !

Une mobilisation historique !

La journée d’action a été massivement suivie sur l’ensemble du réseau Espagne :

Alicante : 55% de grèvistes parmi les résidents du secondaire, 54% parmi les résidents du primaire.

Barcelone : 70 % de grévistes parmi les résidents du secondaire, ainsi que 10% des recrutés locaux. 100 % en élémentaire, 58% en maternelle (résidents et recrutés locaux, 83% des résidents pour la maternelle). 89% des résidents en grève à l’école Lesseps.

Bilbao : 67 % de grévistes dans le secondaire. Dans le primaire, une mission d’inspection de l’IEN était prévue ; la FSU Espagne avait dénoncé auprès du COCAC le maintien de cette mission d’inspection, 2 collègues étaient tout de même en grève.

Madrid : 78 % de grévistes parmi les résidents du secondaire, ainsi que 57 % parmi les recrutés locaux.  99 % de grévistes dans le 1er degré.

Malaga : 92 % de grévistes parmi les résidents dans le secondaire, 83,3% des résidents du primaire.

Villanueva : 90 % de grévistes parmi les résidents du secondaire, ainsi que 40 % des recrutés locaux, 100% des résidents du premier degré et 75% des recrutés locaux.

À Madrid, une audience auprès de l’Ambassadeur avait été demandée, une audience avec le COCAC a été accordée. Une soixantaine de collègues se sont rassemblés dans l’enceinte de l’Institut et ont obtenu un échange avec le COCAC pendant plus d’une heure, avant qu’une délégation comprenant les 3 collègues touchées par les refus de renouvellement de détachement soit finalement reçue par l’Ambassadeur. Le caractère exceptionnel de cette mobilisation et l’ampleur des préoccupations ont été visibles.


Outre ses interventions sur les situations individuelles, la délégation a argumenté sur la nécessaire défense de l’opérateur public, et de la présence de fonctionnaires pour structurer le réseau. Elle a également dénoncé la politique de « redéploiement » opérée par l’AEFE (qui se traduit par la poursuite des suppressions de postes en Espagne) ainsi que la décision de l’AEFE de mettre fin aux résidentialisations sur rompus de temps partiels.

Ailleurs dans le réseau de nombreux mouvements ont également été très amplement suivis comme en rend compte le SNES Hors de France ici.

Cette mobilisation historique montre bien la détermination des personnels pour que cessent ces décisions de refus de renouvellement de détachement et plus généralement pour la défense du statut de résident véritable ossature de l’opérateur public AEFE.

img-20170209-wa0003

NON aux refus de renouvellements de détachements, tous en grève le jeudi 9 février

Depuis l’an dernier, les services rectoraux de certains départements ont opposé des refus de renouvellements de détachements à de nombreux collègues résidents du premier degré. Cette année le nombre de refus est plus important encore, plongeant des dizaines de familles dans des situations inextricables.

En Espagne, quatre collègues ont déjà reçu une réponse défavorable à leur demande. En poste dans leur établissement depuis bien plus de dix ans, ces décisions brutales leur imposent soit d’intégrer un poste à plus de mille kilomètres de chez eux soit de solliciter une mise en disponibilité puis d’essayer d’obtenir un recrutement avec un contrat de droit local.  Cette dernière alternative implique un arrêt de leur carrière de fonctionnaire (avancement et cotisation retraite) et une baisse salariale importante si aucun reclassement d’ancienneté n’est obtenu (rien n’est prévu en ce sens à l’heure actuelle) ; par ailleurs, la disponibilité n’est de droit et illimitée que s’ils ont un conjoint travaillant sur place, dans le cas contraire, ils se verraient contraint de démissionner pour pouvoir rester.

Au delà de ces situations inacceptables, c’est bien l’ensemble des collègues résidents du premier degré qui se retrouve avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête ! Comment alors assurer sa mission d’enseignement sereinement dans de telles conditions ?

Même si les personnels du second degré ne sont pas directement touchés par ces vagues de refus (ceci étant uniquement dû à une différence de procédure de traitement des demandes), nous appelons l’ensemble des collègues à se mobiliser contre ses décisions iniques, tout d’abord par solidarité avec les collègues affectés mais également parce que c’est le fonctionnement même de l’AEFE qui est attaqué. Pour assurer sa mission de service public, l’AEFE doit pouvoir s’appuyer sur une ressource suffisante en personnels détachés qui sont, dans l’immense majorité des cas pour les personnels enseignants, sous contrat de résident. Ces derniers sont recrutés lorsqu’ils résident dans le pays d’exercice et ont vocation à y rester durablement. Cette stabilité est la garantie d’un travail constructif et efficace nécessaire à l’excellence et au rayonnement de nos établissements. En refusant les renouvellements de détachement ou en voulant les limiter dans le temps, on remet profondément en cause notre réseau d’enseignement qui a pourtant fait ses preuves.

Dans le même temps, l’AEFE, sous la contrainte d’un plafonnement du nombre de personnels détachés et sous la pression d’une augmentation conséquente et durable du nombre d’élèves scolarisés, poursuit sa politique de redéploiement de poste de résidents en fermant deux supports au lycée français de Madrid (un de professeur des écoles et un de personnel administratif) et en annonçant la fin des résidentialisations d’un an sur rompu de temps partiels (ce qui est équivalent à terme à la fermeture d’une dizaine de postes sur l’Espagne).

Dans ce contexte, le SNES-FSU Espagne, avec le SNUipp-FSU Espagne et le SNEP-FSU Espagne a déposé un préavis de grève pour le jeudi 9 février 2017 sur l’ensemble des établissements EGD et conventionnés d’Espagne.

Pour l’obtention des renouvellements de détachements (pour 3 ans et sans limitation en nombre) de l’ensemble de nos collègues,

Pour la fin du plafond d’emploi imposé à l’AEFE,

Pour la sauvegarde de l’opérateur public AEFE, garant d’un enseignement d’excellence, 

Tous en grève le jeudi 9 février 2017

Nous vous invitons également à signer cette pétition en ligne.

préavis de grève