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AEFE : la mobilisation doit s’intensifier !

Malgré la très forte mobilisation des personnels depuis le 27 novembre 2017 (voir ici pour avoir un aperçu des actions menées dans l’ensemble du réseau) , malgré les vives réactions des associations de parents d’élèves, l’AEFE, sous l’impulsion de la majorité gouvernementale, poursuit sans broncher la mise en oeuvre des mesures de restrictions budgétaires d’une ampleur inédite.

Après avoir supprimé 180 supports de détachés lors du précédent Comité technique, l’Agence a annoncé une vague de « redéploiement de postes » synonime de suppressions supplémentaires pour les établissements d’Espagne. Pour le lycée français de Madrid, l’Agence  a d’ores et déjà demandé la suppression de 3 nouveaux postes sur les 4 qui sont vacants pour la rentrée 2018 : un poste de Lettres, un poste d’Anglais et un poste de professeur des écoles.

Ces nouvelles suppressions viennent s’ajouter à celles déjà actées en novembre, empéchant toute possibilité de « résidentialisation » pour les nombreux collègues titulaires en disponibilité en attente d’une possibilité de détachement.

Ces fermetures auront également des conséquences finacières importantes alors que les budgets des établissements ont été amplement fragilisés.

Le SNES-FSU Espagne, avec l’ensemble des syndicats de la FSU en Espagne, appelle les personnels à amplifier la mobilisation : trois préavis de grève ont été déposés pour le jeudi 25 janvier, le mardi 6 février (jour du Comité technique de l’AEFE) et le mercredi 7 février (première journée du NUMAD).

Nous demandons l’arrêt immédiat des plans de suppression de postes de détachés ainsi que des garanties sur le renouvellement des contrats pour la rentrée 2019 contrairement aux annonces faites par le Directeur de l’Agence lors du dernier Comité technique.

Pour la  défense de l’opérateur public AEFE, du statut de ses personnels détachés, d’un modèle de cofinancement public-privé équilibré

tous en grève le 25 janvier, le 6 et le 7 février 2018 ! 

Consulter le préavis de grève

 

 

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Les syndicats de la FSU Espagne rencontrent Samantha CAZEBONNE, députée de la 5e circonscription des Français établis hors de France.

Après la forte mobilisation du 27 novembre 2017, le SNUipp-FSU Espagne et le SNES-FSU Espagne ont souhaité rencontrer Mme Samantha CAZEBONNE, députée de la 5e circonscription des Français établis hors de France. La rencontre a eu lieu le vendredi 1er décembre au lycée français de Madrid.

Mme la Députée commence par un descriptif de la situation budgétaire de l’Agence. Elle se dit surprise de la coupe de 33 millions mais comprend qu’elle est la conséquence d’un budget de l’État insincère laissé par le Gouvernement précédent. Elle dit n’avoir que peu de pouvoir pour influer sur ce genre de décision… Elle précise tout de même qu’elle est favorable au maintien de l’opérateur public et qu’elle défendra le maintien de la dotation. Elle souligne, toutefois, que l’AEFE a un déficit structurel qui se creuse à cause de la charge des pensions civiles des personnels détachés et qu’on ne peut plus laisser la situation en l’état. C’est d’ailleurs ceci, nous dit-elle, qui a guidé son abstention lors du vote du budget au Conseil d’administration de l’AEFE. Nous rappelons que la dotation de l’AEFE est, en effet, largement insuffisante notamment depuis le transfert de charge des pensions civiles de personnels détachés (RGPP mise en place sous Sarkozy), puis avec des coupes successives (sous Hollande). C’est donc bien d’abord du désengagement de l’Etat que vient le problème budgétaire.

Sur les mesures prises par l’Agence, elle dit ne pas comprendre les suppressions de postes, tout en disant qu’il faudra revoir le statut des personnels pour les futurs contrats à venir (son désir serait cependant de pouvoir maintenir le statut des personnels déjà en poste, elle se dit préoccupée par « l’humain à préserver »). Sans réellement en préciser les contours, elle souhaiterait un statut unique pour l’ensemble des personnels (enseignants, personnels de direction, DAF) avec une mobilité forcée (après 6 ans par exemple) pour permettre aux collègues en France de pouvoir partir à l’étranger. Elle évoque la possibilité d’un retour au détachement direct. Concernant le statut de résident, nous rappelons que la mobilité imposée (i.e. expatriation sans prime) est inacceptable. Nous rappelons d’ailleurs que, globalement, la mobilité (choisie) des résidents existe bel et bien et est déjà assez forte.

Concernant le plan de suppressions de postes, nous insistons sur la possibilité qu’à l’Agence de rouvrir des postes puisque le plafond d’emploi proposé dans le Projet de loi de finances ne baisse « que de 52 ETP », il y a donc techniquement 120 postes qui peuvent être ouverts lors du prochain Comité technique, en février, sans avoir à supprimer des supports ailleurs ! Sur le nombre de postes supprimés et sur les non renouvellements de contrats annoncés pour 2019, la députée répète effectivement son incompréhension… Elle précise toutefois que s’il devait y avoir quelques sacrifiés, ce serait ainsi !

Elle demande, enfin, en quoi nous sommes affectés sur le terrain par les contraintes budgétaires. Nous décrivons, par exemple, la situation du lf Madrid : -3 millions d’euros, 10 jours de fond de roulement, crédits pédagogiques gelés et certains projets d’ores et déjà annulés. Nous insistons sur l’impact qu’auraient localement de nouvelles suppressions de postes lors du CT de février.

Ne nous y trompons pas, le problème de l’AEFE n’est pas le statut de résident mais bien le désengagement de l’Etat ! Et nous n’accepterons pas de mobilité imposée ni refonte au rabais du statut !

Le Sénat vient d’adopter un amendement pour que la dotation de l’AEFE soit augmentée de 30 millions d’euros afin de compenser l’annulation de crédit de 2017.

Nous restons mobilisés pour que l’Assemblée nationale confirme cet amendement lors du vote définitif du PLF 2018.

Nous restons mobilisés pour exiger l’arrêt immédiat du plan de suppressions de support de détachés et la création dès le Comité technique de février d’au moins 120 supports comme l’autorise le plafond d’emploi.

AEFE : une mobilisation exceptionnelle !

L’ensemble des personnels a répondu très massivement présent à l’appel à la grève du 27 novembre, initié par les syndicats de la FSU.

Voici les résultats de la mobilisation dans le secondaire en Espagne (nombre de grévistes sur nombre de personnels attendus ce jour)  :

  • Alicante  : 64% des résidents
  • Barcelone  : 100% des expatriés, 62% des résidents, 20% des recrutés locaux
  • Bilbao  : 45% des résidents
  • Madrid  : 100% des expatriés, 88% des résidents, 20% des recrutés locaux
  • Malaga : 75% des résidents
  • Valence  : 100% des expatriés, 90% des résidents, 30% des recrutés locaux
  • Villanueva de la Cañada : 62% des résidents

La mobilisation a été massive sur l’ensemble du réseau AEFE. Vous trouverez les taux de participations et les actions menées localement sur le site du SNES Hors de France.

Vous pouvez également suivre le mouvement sur Twitter sur les comptes du SNES Espagne, du SNES Hors de France avec le hashtag #AEFEendanger.

Ce mouvement a eu une couverture médiatique très large : une dépêche AFP a été reprise par de nombreux médias nationaux Libération, La Croix… et des articles dans Le Figaro, Le point, BFMTV… Le sujet a été également évoqué au journal de 19h de France Inter (12’05) et sur celui de Radio Classique (6’56).

D’autres choix budgétaires sont possibles pour l’AEFE !

L’action continue, nous restons mobilisés pour la défense de l’AEFE !

AEFE : tous en grève le 27 novembre pour défendre l’opérateur public !

AEFE : toutes et tous en grève le 27 novembre pour défendre l’opérateur public !

Comme nous le dénoncions dans les deux articles précédents (voir ici et ), la coupe budgétaire de 33 millions d’euros de la dotation de l’Etat pour l’AEFE décidée en juillet par le nouveau gouvernement a des conséquences immédiates et profondes pour l’opérateur public d’enseignement français à l’étranger. Les annonces ne se sont, en effet, pas fait attendre :

  • plan massif de suppressions de postes de titulaires détachés : 80 postes d’expatriés et 100 postes de résidents supprimés pour la rentrée 2018, 66 postes d’expatriés et 100 postes de résidents supprimés chaques années pour 2019 et 2020.
  • hausse considérable de la participation financière complémentaire demandée aux établissements conventionnés et en gestion directe : elle passe de 6% des frais d’écolage (i.e. des recettes de l’établissement) à 9% pour les budgets des établissements de 2018 puis 7,5% en 2019 pour « viser » un retour à 6% en 2020…
  •  aucune subvention ne sera donnée aux établissements en 2019, sauf sur la sécurité et les protocoles pluriannuels d’investissement.

Les conséquences immédiates pour le fonctionnement des établissements sont presques mécaniques : hausse des frais de scolarité, remise en cause des financements des projets pédagogiques, difficultés de recrutement des personnels enseignants, risque de déconventionnement pour les établissements conventionnés…

Cette semaine, les conseils d’établissements se sont réunis localement pour examiner les cartes scolaires (mesures de suppressions de poste demandées par l’Agence) et leur budget 2018. Selon les retours que nous avons pu avoir, tous ont voté majoritairement contre les budgets et les cartes scolaires proposées par l’Agence. Les élus de la FSU ont fait une déclaration dénonçant ces mesures (voir ici).

Le bilan pour les établissements d’Espagne est déjà lourd :

  • 1 poste résident Histoire-Géographie à Madrid
  • 2 rompus de temps partiel 1er degré à Madrid (supports qui étaient à renouveler chaque année en fonction des demandes de temps partiel mais qui de facto étaient pérennes)
  • 1 poste expatrié de DAF adjoint à Madrid
  • 1 poste résident EPS à Barcelone
  • 2 rompus de temps partiel 1er degré à Barcelone​ (même remarque que pour ceux de Madrid)
  • 1 poste expatrié de DAF à Malaga
  • 1 poste résident de professeur des écoles à Valence

Ces postes co-financés par l’Agence pour les résidents et financés à 100% par l’Agence pour les expatriés seront donc à charge complète des établissements, et donc des familles !  Mais ce n’est pas fini car une deuxième vague de suppressions est à prévoir : l’Agence a, en effet annoncé qu’elle poursuivrait sa politique de redéploiement de postes vers les zones les moins bien dotés. Or, selon les retours que nous avons toutes les zones ont été touchées par cette première vague de suppressions. Il est donc à craindre que l’Agence « redéploie » de nombreux postes lors du Comité technique qui se réunira au mois de février, ce qui signifie de nouvelles suppressions pour les établissements des réseaux historiques comme ceux d’Espagne…

Budgétairement, au delà de la mesure de hausse de la participation financière complémentaire mentionnée plus haut, le lycée français de Madrid s’est vu annuler une subvention de 2,2 millions d’euros qui était prévue pour le budget 2018 dans le cadre du finacement de la nouvelle maternelle en cours de construction. Le LFM doit donc rendre 3 millions d’euros à l’AEFE sur son budget 2018, ce qui a conduit la Directrice des affaires financières à construire un budget baroque et très dangereux : le fond de roulement passe à 10 jours de fonctionnements (ce qui est extrêmenent bas et normalement pas accepté pour un établissement public), 30% des crédits pédagogiques sont gelés (i.e. qu’ils seront annulés en cas de besoins) alors même que les frais de scolarité augmentent de 4% (environ 3 fois l’inflation prévue pour 2018). Le LFM se retrouve donc plongé dans une situation de grande difficulté financière alors que de gros investissements (projet immobilier pour le secondaire) sont nécessaires pour faire fasse à la hausse mécanique du nombre d’élèves (liée à l’ouverture du collège de Saint-Exupéry et à l’ouverture de classes de maternelles en 2008).

Alors même que la communication gouvernementale nous rebat les oreilles avec le caractère ponctuel de l’effort budgétaire, que tout rentrera dans l’ordre dès l’an prochain, il est innacceptable de constater que les mesures prises sont bien structurelles, mettant en danger le bon foncionnement de l’établissement public AEFE sur les trois ans à venir.

Il est urgent de changer de cap en renonçant notamment au plan de suppression de poste. Un arbitrage en ce sens est possible dès cette année : l’Agence a prévu 180 fermetures alors que le plafond d’emploi en personnels détachés voté par l’Assemblé nationale n’a été baissé que de 52 postes. Il reste donc une « marge » de 128 postes à ouvrir au Comité technique de février, évitant ainsi de nouvelles fermetures en Espagne.

C’est dans ce contexte difficile que les syndicats de la FSU (SNES, SNEP, SNUipp, SNASUB) ont déposé un préavis de grève sur l’ensemble du réseau pour le 27 novembre 2017 jour du Conseil d’administration de l’Agence.

pour la défense de l’opérateur public AEFE, pour le maintien d’un réseau d’enseignement français à l’étranger

toutes et tous en grève le lundi 27 novembre 2017 !

Visite du Ministre Le Drian au Lycée français de Madrid, une occasion manquée !

Lors de son déplacement en Espagne, le Ministre des Affaires étrangère, M. Jean-Yves Le Drian, visitait le lycée français de Madrid. Accompagné de M. l’Ambassadeur, M. le Directeur de l’AEFE, Mme la Députée, M. le Conseiller culturel, Mme la Proviseure ainsi que des proviseurs d’autres établissements français d’Espagne, M. le Ministre a assisté à diverses présentations d’élèves constatant ainsi la richesse des projets menés au LFM. Comme on peut le voir sur le site de l’établissement, tout le monde était de la fête sauf les enseignants et les parents d’élèves ! En temps normal, ceci pourrait sembler anecdotique mais après les annonces de coupes d’une ampleur inédite sur la dotation de l’Agence et, en conséquences, la programmation de la suppression de centaines de postes de détachés, l’augmentation des prélèvements de l’AEFE sur les budgets des établissements, le gel de la plupart des subventions pour des projets pédagogiques, un tel oubli laisse un goût amer chez les personnels ! Pas le temps, il fallait montrer des choses positives, une rencontre avec les représentants des personnels aurait ennuyé le Ministre… les justifications non plus ne passent pas…

C’est donc une occasion manquée pour les personnels d’exprimer leurs inquiétudes quant à l’avenir de notre réseau d’enseignement français à l’étranger. On se contentera d’un simple courrier, en espérant qu’il soit lu et qu’on nous y apporte une réponse…

 

Voir en suivant le lien ci-dessous :

2017_10_23_courrier_ministre_FSU

Large mobilisation des personnels pour la défense de l’AEFE

Le mardi 10 octobre 2017, à l’appel des syndicats de la FSU avec l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique, les personnels fonctionnaires détachés à l’AEFE se sont largement mobilisés sur le réseau Espagne : Madrid, 65 % au secondaire, 50 % primaire, Barcelone 43 % secondaire, Valence, 40 % secondaire, 50 % primaire, Bilbao, 67 % secondaire, 50% primaire, Malaga, 50 % secondaire, 37,5 % primaire, Alicante, 67 % secondaire, Villanueva 100% primaire…

Ils ont, ainsi, envoyé un message clair de dénonciation des mesures négatives touchant l’ensemble des agents de la fonction publique. Ils ont également montré leur détermination à défendre l’opérateur public AEFE qui subit une coupe budgétaire d’une ampleur inédite !

Vous trouverez ci-dessous la motion transmise par le SNES-FSU Espagne, SNUipp-FSU Espagne et SNEP-FSU Espagne à l’ensemble des élus représentants les français d’Espagne.

motion élus

Le 10 octobre, mobilisons-nous aussi pour défendre l’opérateur public AEFE !

Le 10 octobre, mobilisons-nous aussi pour défendre l’opérateur public AEFE !

Suite aux attaques virulentes du Gouvernement contre la fonction publique (gel du point d’indice, remise en place d’un jour de carence, suppression de 120 000 postes, flou sur la compensation de la hausse de la CSG et sur le calendrier d’application du PPCR), l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique ont appelé à une journée d’action (grèves, manifestations…) pour le mardi 10 octobre 2017 (voir communiqué ici).

A l’AEFE, les personnels détachés (résidents et expatriés) n’échapperont pas à ces mesures. Mais à cela s’ajoute une coupe budgétaire sans précédent dans la dotation de l’Agence : 33 millions d’euros, soit plus de 8 % de la dotation ! Les conséquences ont déjà été annoncées :

  • suppressions de postes alors que le nombre de collègues titulaires non résidents ne cesse d’augmenter, notamment en Espagne, en profitant du fait qu’une centaine de postes ont été gelés cette année suite à des problèmes de détachements ;
  • hausse de la participation des établissements conventionnés et EGD au fonctionnement de l’Agence (la « taxe » de 6 % sur les frais d’écolage devrait passer à 7 %) ce qui aura une répercussion directe sur les frais d’écolage et sur les conditions d’enseignement.

Dans un tel contexte, il est légitime de se demander comment l’AEFE pourra-t-elle, par exemple, financer la compensation de la hausse de la CSG qui impactera les salaires ainsi que l’avantage familial ? Tout cela devant se traduire, selon le candidat Macron, par une hausse du pouvoir d’achat pour tous les fonctionnaires !

D’une manière générale, il est légitime de se demander avec quels moyens l’AEFE peut maintenir un réseau d’enseignement d’excellence tout en répondant à une demande toujours croissante ?

 

Pour l’abandon des mesures portant atteinte à la fonction publique, pour une véritable revalorisation de nos métiers, pour la défense de l’opérateur public AEFE,

toutes et tous en grève le mardi 10 octobre 2017 !