Recrutement résidents : déclaration du SNES-FSU lors de la CCPL2 Espagne

Déclaration des commissaires paritaires SNES-FSU

Réunion de la CCPL2 Espagne le 1er mars 2018

Les établissements EGD et conventionnés d’Espagne ont été durement touchés par le plan massif de suppressions de postes lancé par l’AEFE, et les travaux de la commission vont en être une triste illustration : plus de 400 dossiers pour seulement 2 postes vacants ! Alors qu’on parle d’une grande réflexion sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger, les personnels ne voient qu’un enchaînement quasi systématique de suppressions de postes couplé à des mesures de restrictions budgétaires. Et les promesses pour 2019 sont pires encore puisque le plan de suppressions doit se poursuivre mais cette fois-ci en ne renouvelant pas les contrats de certains collègues. Lesquels ? Combien ? On ne sait pas. Une chose est sure, l’avenir des personnels détachés dans ce réseau est sombre, très sombre. Sans parler de celui des personnels titulaires en disponibilité qui attendent et pourront attendre encore longtemps une possibilité de détachement.

Dans le même temps, plusieurs chefs d’établissements font le constat d’un besoin croissant d’accompagnement et de formation pour les nouveaux recrutements de personnels de droit local. Naturellement, les enseignants résidents qui, en plus de leur expérience professionnelle, connaissent parfaitement les spécificités de nos établissements, constituent sans nul doute une ressource idéale pour un accompagnement au quotidien. Mais, il est illusoire, voire cynique, de penser que dans un tel contexte ils puissent répondre à ce genre de sollicitations.

Plus généralement, nous souhaitons rappeler que les personnels se sont largement mobilisés pour la défense de l’opérateur public AEFE. Ils demandent notamment l’arrêt des plans de suppressions de postes programmés pour les années à venir et des garanties sur les renouvellements de contrats. Ils n’ont reçu à ce jour aucune réponse, ni de l’Agence, ni du Ministère de tutelle. Ce silence peut être interprété soit comme du mépris soit comme une incapacité d’agir de l’Agence. Il en dit long en tout cas sur la manière dont le Gouvernement compte mener la réflexion annoncée sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger ! Les personnels continueront malgré tout à faire entendre leur voix avec la même détermination.

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Lycée français de Madrid : les personnels attendent des réponses…

Communiqué de la section SNES-FSU du Lycée Français de Madrid

26 février 2018

 

Suite à l’annulation de 33 millions d’euros dans la dotation de l’AEFE pour l’année 2017 décidée brutalement par le Gouvernement l’été dernier, l’Agence a été contrainte de mettre en place dans l’urgence une série de mesures qui ont eu des conséquences lourdes pour notre établissement.

La suppression de la subvention AEFE de 2,2 millions d’euros qui avait été budgétisée pour la construction du nouveau bâtiment de maternelle, l’augmentation du taux de la participation financière complémentaire (augmentation de 700 000 euros), ainsi que la fermeture pour la rentrée 2018 de 7 supports de détachés (agents titulaires sur contrats d’expatriés ou résidents qui devront être remplacés par autant de personnels en contrat local à la charge intégrale de l’établissement), font basculer notre établissement, jusqu’alors en excellente santé financière, dans une situation limite. Ainsi l’exercice 2018 devra se faire avec un fond de roulement quasi inexistant et une trésorerie réduite à sa portion congrue. Des réductions significatives des crédits pédagogiques et des moyens alloués aux divers projets ont d’ores et déjà été actées alors même qu’une augmentation significative des frais de scolarité a été décidée. Moins bien pour plus cher, c’est la concrétisation immédiate du désengagement de l’État que notre communauté éducative subit de plein fouet !

Pour la rentrée 2019, l’AEFE a annoncé la poursuite du plan de suppression de postes de détachés (66 supports expatriés et 100 résidents sur l’ensemble du réseau), ce qui devrait encore aggraver la situation financière actuelle de l’établissement tout en diminuant encore un peu plus le taux d’encadrement par des enseignants titulaires. L’AEFE a, par ailleurs, précisé que sa mise en œuvre ne se ferait plus uniquement par la suppression de supports vacants (suite à des mutations ou départs en retraites) mais nécessiterait la non reconduction de contrat de résidents d’agents actuellement en poste. Cette annonce a eu un effet dévastateur sur le fonctionnement de l’établissement, plongeant de nombreux personnels enseignants résidents dans l’incertitude quant à leur avenir professionnel et familial. Elle paraît d’autant plus injuste que ces personnels contribuent largement par leur engagement à l’excellence, reconnue par tous, du réseau d’enseignement français à l’étranger et en particulier du Lycée Français de Madrid.

Face à de telles attaques, après avoir interpellé leurs autorités de tutelle, les personnels du lycée français de Madrid se sont massivement mobilisés au travers de plusieurs journées de grèves (27 novembre 2017, 25 janvier 2018, 6 et 7 février 2018). Ces mobilisations se sont accompagnées par le désengagement des enseignants d’un certain nombre de projets pédagogiques ainsi que de leur participation aux épreuves blanches du brevet et du baccalauréat habituellement organisées par l’établissement. Malgré ces signaux forts envoyés aux autorités de tutelle, les personnels et leurs représentants n’ont reçu à ce jour aucune réponse, aucune feuille de route, aucune perspective quant à l’avenir de leur établissement ni sur le sort qui leur est réservé à court et à moyen terme.

La situation d’incertitude financière et les perspectives de réintégration forcée des résidents en poste génèrent au sein de l’établissement un climat délétère néfaste à sa gestion et à son bon fonctionnement. Dans un tel climat les personnels ne peuvent que ré-exprimer leur détermination à recevoir des réponses sur l’avenir de leur établissement et des garanties sur les renouvellements de détachement des enseignants en poste. La section SNES-FSU du Lycée Français de Madrid, en accord avec les personnels qu’elle représente et parce qu’aucune autre alternative ne leur est laissée, maintient les actions de désengagement des projets pédagogiques et de non-participation aux épreuves blanches organisées par l’établissement, tout en respectant rigoureusement les obligations de préparation des élèves à ces épreuves. Par ailleurs, la section SNES-FSU du Lycée Français de Madrid réaffirme qu’en l’absence de réponses aux revendications légitimes des personnels, de nouvelles actions et journées de grève ne manqueront pas d’être organisées jusqu’à la fin de l’année scolaire s’il le faut.

La section SNES-FSU du Lycée Français de Madrid.

Une nouvelle mobilisation exceptionnelle !

Ce jeudi 25 janvier 2018, les personnels ont une fois de plus répondu massivement présent à l’appel des sections SNES-FSU, SNUipp-FSU et SNEP-FSU dans les lycées français de Madrid, Valence et Villanueva de la Cañada :

  • Au Lf Madrid : 87% de résidents grévistes dans le secondaire (58 sur 67 attendus), au premier degré 94%  des résidents sur le site de Conde de Orgaz et 100 % sur le site de St-Exupéry ;
  • A Valence : 70 % des résidents du secondaire, 83% au primaire ;
  • A Villanueva : 37 % des résidents au secondaire (3 sur 8), 100 % des résidents du primaire.

Les personnels restent déterminés dans leur lutte pour rejeter les mesures d’austérité budgétaire mises en oeuvre dans le réseau AEFE.

Ils demandent le retrait immédiat du plan de suppression de postes de détachés et la réouverture de supports résidents dès le Comité technique du 7 février 2018 !

Ils demandent que l’Agence donne des garanties claires sur le renouvellement des contrats résidents pour la rentrée 2019.

Le Gouvernement doit prendre ses responsabilités et agir en cohérence : on ne peut pas lancer une mission parlementaire de réflexion sur l’enseignement français à l’étranger et « en même temps » laisser supprimer 10 % des supports de détachés, mettre à sac les budgets des établissements…

Les syndicats espagnols CCOO et UGT ont entamé également aujourd’hui un mouvement de grèves partielles hebdomadaires selon un calendrier allant jusqu’au mois de juin (débrayage de 12h à 14h aujourd’hui), la mobilisation a également été massive !

Rendez-vous le 6 février pour la poursuite de la mobilisation dans l’ensemble du réseau !

Compléments :

Nous avons adressé un courrier au Directeur de l’AEFE que vous pouvez consulter ici :

2018_01_29_courrier_directeur.

voir article dans Le Petit journal Madrid , Le petit journal Valence et dans la presse espagnole : La Vanguardia, ABC,

AEFE : la mobilisation doit s’intensifier !

Malgré la très forte mobilisation des personnels depuis le 27 novembre 2017 (voir ici pour avoir un aperçu des actions menées dans l’ensemble du réseau) , malgré les vives réactions des associations de parents d’élèves, l’AEFE, sous l’impulsion de la majorité gouvernementale, poursuit sans broncher la mise en oeuvre des mesures de restrictions budgétaires d’une ampleur inédite.

Après avoir supprimé 180 supports de détachés lors du précédent Comité technique, l’Agence a annoncé une vague de « redéploiement de postes » synonyme de suppressions supplémentaires pour les établissements d’Espagne. Pour le lycée français de Madrid, l’Agence  a d’ores et déjà demandé la suppression de 3 nouveaux postes sur les 4 qui sont vacants pour la rentrée 2018 : un poste de Lettres, un poste d’Anglais et un poste de professeur des écoles.

Ces nouvelles suppressions viennent s’ajouter à celles déjà actées en novembre, empêchant toute possibilité de « résidentialisation » pour les nombreux collègues titulaires en disponibilité en attente d’une possibilité de détachement.

Ces fermetures auront également des conséquences financières importantes alors que les budgets des établissements ont été amplement fragilisés.

Le SNES-FSU Espagne, avec l’ensemble des syndicats de la FSU en Espagne, appelle les personnels à amplifier la mobilisation : trois préavis de grève ont été déposés pour le jeudi 25 janvier, le mardi 6 février (jour du Comité technique de l’AEFE) et le mercredi 7 février (première journée du NUMAD).

Nous demandons l’arrêt immédiat des plans de suppression de postes de détachés ainsi que des garanties sur le renouvellement des contrats pour la rentrée 2019 contrairement aux annonces faites par le Directeur de l’Agence lors du dernier Comité technique.

Pour la  défense de l’opérateur public AEFE, du statut de ses personnels détachés, d’un modèle de cofinancement public-privé équilibré

tous en grève le 25 janvier, le 6 et le 7 février 2018 ! 

Consulter le préavis de grève

 

 

Les syndicats de la FSU Espagne rencontrent Samantha CAZEBONNE, députée de la 5e circonscription des Français établis hors de France.

Après la forte mobilisation du 27 novembre 2017, le SNUipp-FSU Espagne et le SNES-FSU Espagne ont souhaité rencontrer Mme Samantha CAZEBONNE, députée de la 5e circonscription des Français établis hors de France. La rencontre a eu lieu le vendredi 1er décembre au lycée français de Madrid.

Mme la Députée commence par un descriptif de la situation budgétaire de l’Agence. Elle se dit surprise de la coupe de 33 millions mais comprend qu’elle est la conséquence d’un budget de l’État insincère laissé par le Gouvernement précédent. Elle dit n’avoir que peu de pouvoir pour influer sur ce genre de décision… Elle précise tout de même qu’elle est favorable au maintien de l’opérateur public et qu’elle défendra le maintien de la dotation. Elle souligne, toutefois, que l’AEFE a un déficit structurel qui se creuse à cause de la charge des pensions civiles des personnels détachés et qu’on ne peut plus laisser la situation en l’état. C’est d’ailleurs ceci, nous dit-elle, qui a guidé son abstention lors du vote du budget au Conseil d’administration de l’AEFE. Nous rappelons que la dotation de l’AEFE est, en effet, largement insuffisante notamment depuis le transfert de charge des pensions civiles de personnels détachés (RGPP mise en place sous Sarkozy), puis avec des coupes successives (sous Hollande). C’est donc bien d’abord du désengagement de l’Etat que vient le problème budgétaire.

Sur les mesures prises par l’Agence, elle dit ne pas comprendre les suppressions de postes, tout en disant qu’il faudra revoir le statut des personnels pour les futurs contrats à venir (son désir serait cependant de pouvoir maintenir le statut des personnels déjà en poste, elle se dit préoccupée par « l’humain à préserver »). Sans réellement en préciser les contours, elle souhaiterait un statut unique pour l’ensemble des personnels (enseignants, personnels de direction, DAF) avec une mobilité forcée (après 6 ans par exemple) pour permettre aux collègues en France de pouvoir partir à l’étranger. Elle évoque la possibilité d’un retour au détachement direct. Concernant le statut de résident, nous rappelons que la mobilité imposée (i.e. expatriation sans prime) est inacceptable. Nous rappelons d’ailleurs que, globalement, la mobilité (choisie) des résidents existe bel et bien et est déjà assez forte.

Concernant le plan de suppressions de postes, nous insistons sur la possibilité qu’à l’Agence de rouvrir des postes puisque le plafond d’emploi proposé dans le Projet de loi de finances ne baisse « que de 52 ETP », il y a donc techniquement 120 postes qui peuvent être ouverts lors du prochain Comité technique, en février, sans avoir à supprimer des supports ailleurs ! Sur le nombre de postes supprimés et sur les non renouvellements de contrats annoncés pour 2019, la députée répète effectivement son incompréhension… Elle précise toutefois que s’il devait y avoir quelques sacrifiés, ce serait ainsi !

Elle demande, enfin, en quoi nous sommes affectés sur le terrain par les contraintes budgétaires. Nous décrivons, par exemple, la situation du lf Madrid : -3 millions d’euros, 10 jours de fond de roulement, crédits pédagogiques gelés et certains projets d’ores et déjà annulés. Nous insistons sur l’impact qu’auraient localement de nouvelles suppressions de postes lors du CT de février.

Ne nous y trompons pas, le problème de l’AEFE n’est pas le statut de résident mais bien le désengagement de l’Etat ! Et nous n’accepterons pas de mobilité imposée ni refonte au rabais du statut !

Le Sénat vient d’adopter un amendement pour que la dotation de l’AEFE soit augmentée de 30 millions d’euros afin de compenser l’annulation de crédit de 2017.

Nous restons mobilisés pour que l’Assemblée nationale confirme cet amendement lors du vote définitif du PLF 2018.

Nous restons mobilisés pour exiger l’arrêt immédiat du plan de suppressions de support de détachés et la création dès le Comité technique de février d’au moins 120 supports comme l’autorise le plafond d’emploi.

AEFE : une mobilisation exceptionnelle !

L’ensemble des personnels a répondu très massivement présent à l’appel à la grève du 27 novembre, initié par les syndicats de la FSU.

Voici les résultats de la mobilisation dans le secondaire en Espagne (nombre de grévistes sur nombre de personnels attendus ce jour)  :

  • Alicante  : 64% des résidents
  • Barcelone  : 100% des expatriés, 62% des résidents, 20% des recrutés locaux
  • Bilbao  : 45% des résidents
  • Madrid  : 100% des expatriés, 88% des résidents, 20% des recrutés locaux
  • Malaga : 75% des résidents
  • Valence  : 100% des expatriés, 90% des résidents, 30% des recrutés locaux
  • Villanueva de la Cañada : 62% des résidents

La mobilisation a été massive sur l’ensemble du réseau AEFE. Vous trouverez les taux de participations et les actions menées localement sur le site du SNES Hors de France.

Vous pouvez également suivre le mouvement sur Twitter sur les comptes du SNES Espagne, du SNES Hors de France avec le hashtag #AEFEendanger.

Ce mouvement a eu une couverture médiatique très large : une dépêche AFP a été reprise par de nombreux médias nationaux Libération, La Croix… et des articles dans Le Figaro, Le point, BFMTV… Le sujet a été également évoqué au journal de 19h de France Inter (12’05) et sur celui de Radio Classique (6’56).

D’autres choix budgétaires sont possibles pour l’AEFE !

L’action continue, nous restons mobilisés pour la défense de l’AEFE !

AEFE : tous en grève le 27 novembre pour défendre l’opérateur public !

AEFE : toutes et tous en grève le 27 novembre pour défendre l’opérateur public !

Comme nous le dénoncions dans les deux articles précédents (voir ici et ), la coupe budgétaire de 33 millions d’euros de la dotation de l’Etat pour l’AEFE décidée en juillet par le nouveau gouvernement a des conséquences immédiates et profondes pour l’opérateur public d’enseignement français à l’étranger. Les annonces ne se sont, en effet, pas fait attendre :

  • plan massif de suppressions de postes de titulaires détachés : 80 postes d’expatriés et 100 postes de résidents supprimés pour la rentrée 2018, 66 postes d’expatriés et 100 postes de résidents supprimés chaques années pour 2019 et 2020.
  • hausse considérable de la participation financière complémentaire demandée aux établissements conventionnés et en gestion directe : elle passe de 6% des frais d’écolage (i.e. des recettes de l’établissement) à 9% pour les budgets des établissements de 2018 puis 7,5% en 2019 pour « viser » un retour à 6% en 2020…
  •  aucune subvention ne sera donnée aux établissements en 2019, sauf sur la sécurité et les protocoles pluriannuels d’investissement.

Les conséquences immédiates pour le fonctionnement des établissements sont presques mécaniques : hausse des frais de scolarité, remise en cause des financements des projets pédagogiques, difficultés de recrutement des personnels enseignants, risque de déconventionnement pour les établissements conventionnés…

Cette semaine, les conseils d’établissements se sont réunis localement pour examiner les cartes scolaires (mesures de suppressions de poste demandées par l’Agence) et leur budget 2018. Selon les retours que nous avons pu avoir, tous ont voté majoritairement contre les budgets et les cartes scolaires proposées par l’Agence. Les élus de la FSU ont fait une déclaration dénonçant ces mesures (voir ici).

Le bilan pour les établissements d’Espagne est déjà lourd :

  • 1 poste résident Histoire-Géographie à Madrid
  • 2 rompus de temps partiel 1er degré à Madrid (supports qui étaient à renouveler chaque année en fonction des demandes de temps partiel mais qui de facto étaient pérennes)
  • 1 poste expatrié de DAF adjoint à Madrid
  • 1 poste résident EPS à Barcelone
  • 2 rompus de temps partiel 1er degré à Barcelone​ (même remarque que pour ceux de Madrid)
  • 1 poste expatrié de DAF à Malaga
  • 1 poste résident de professeur des écoles à Valence

Ces postes co-financés par l’Agence pour les résidents et financés à 100% par l’Agence pour les expatriés seront donc à charge complète des établissements, et donc des familles !  Mais ce n’est pas fini car une deuxième vague de suppressions est à prévoir : l’Agence a, en effet annoncé qu’elle poursuivrait sa politique de redéploiement de postes vers les zones les moins bien dotés. Or, selon les retours que nous avons toutes les zones ont été touchées par cette première vague de suppressions. Il est donc à craindre que l’Agence « redéploie » de nombreux postes lors du Comité technique qui se réunira au mois de février, ce qui signifie de nouvelles suppressions pour les établissements des réseaux historiques comme ceux d’Espagne…

Budgétairement, au delà de la mesure de hausse de la participation financière complémentaire mentionnée plus haut, le lycée français de Madrid s’est vu annuler une subvention de 2,2 millions d’euros qui était prévue pour le budget 2018 dans le cadre du finacement de la nouvelle maternelle en cours de construction. Le LFM doit donc rendre 3 millions d’euros à l’AEFE sur son budget 2018, ce qui a conduit la Directrice des affaires financières à construire un budget baroque et très dangereux : le fond de roulement passe à 10 jours de fonctionnements (ce qui est extrêmenent bas et normalement pas accepté pour un établissement public), 30% des crédits pédagogiques sont gelés (i.e. qu’ils seront annulés en cas de besoins) alors même que les frais de scolarité augmentent de 4% (environ 3 fois l’inflation prévue pour 2018). Le LFM se retrouve donc plongé dans une situation de grande difficulté financière alors que de gros investissements (projet immobilier pour le secondaire) sont nécessaires pour faire fasse à la hausse mécanique du nombre d’élèves (liée à l’ouverture du collège de Saint-Exupéry et à l’ouverture de classes de maternelles en 2008).

Alors même que la communication gouvernementale nous rebat les oreilles avec le caractère ponctuel de l’effort budgétaire, que tout rentrera dans l’ordre dès l’an prochain, il est innacceptable de constater que les mesures prises sont bien structurelles, mettant en danger le bon foncionnement de l’établissement public AEFE sur les trois ans à venir.

Il est urgent de changer de cap en renonçant notamment au plan de suppression de poste. Un arbitrage en ce sens est possible dès cette année : l’Agence a prévu 180 fermetures alors que le plafond d’emploi en personnels détachés voté par l’Assemblé nationale n’a été baissé que de 52 postes. Il reste donc une « marge » de 128 postes à ouvrir au Comité technique de février, évitant ainsi de nouvelles fermetures en Espagne.

C’est dans ce contexte difficile que les syndicats de la FSU (SNES, SNEP, SNUipp, SNASUB) ont déposé un préavis de grève sur l’ensemble du réseau pour le 27 novembre 2017 jour du Conseil d’administration de l’Agence.

pour la défense de l’opérateur public AEFE, pour le maintien d’un réseau d’enseignement français à l’étranger

toutes et tous en grève le lundi 27 novembre 2017 !