AEFE : une mobilisation exceptionnelle !

L’ensemble des personnels a répondu très massivement présent à l’appel à la grève du 27 novembre, initié par les syndicats de la FSU.

Voici les résultats de la mobilisation dans le secondaire en Espagne (nombre de grévistes sur nombre de personnels attendus ce jour)  :

  • Alicante  : 64% des résidents
  • Barcelone  : 100% des expatriés, 62% des résidents, 20% des recrutés locaux
  • Bilbao  : 45% des résidents
  • Madrid  : 100% des expatriés, 88% des résidents, 20% des recrutés locaux
  • Malaga : 75% des résidents
  • Valence  : 100% des expatriés, 90% des résidents, 30% des recrutés locaux
  • Villanueva de la Cañada : 62% des résidents

La mobilisation a été massive sur l’ensemble du réseau AEFE. Vous trouverez les taux de participations et les actions menées localement sur le site du SNES Hors de France.

Vous pouvez également suivre le mouvement sur Twitter sur les comptes du SNES Espagne, du SNES Hors de France avec le hashtag #AEFEendanger.

Ce mouvement a eu une couverture médiatique très large : une dépêche AFP a été reprise par de nombreux médias nationaux Libération, La Croix… et des articles dans Le Figaro, Le point, BFMTV… Le sujet a été également évoqué au journal de 19h de France Inter (12’05) et sur celui de Radio Classique (6’56).

D’autres choix budgétaires sont possibles pour l’AEFE !

L’action continue, nous restons mobilisés pour la défense de l’AEFE !

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AEFE : tous en grève le 27 novembre pour défendre l’opérateur public !

AEFE : toutes et tous en grève le 27 novembre pour défendre l’opérateur public !

Comme nous le dénoncions dans les deux articles précédents (voir ici et ), la coupe budgétaire de 33 millions d’euros de la dotation de l’Etat pour l’AEFE décidée en juillet par le nouveau gouvernement a des conséquences immédiates et profondes pour l’opérateur public d’enseignement français à l’étranger. Les annonces ne se sont, en effet, pas fait attendre :

  • plan massif de suppressions de postes de titulaires détachés : 80 postes d’expatriés et 100 postes de résidents supprimés pour la rentrée 2018, 66 postes d’expatriés et 100 postes de résidents supprimés chaques années pour 2019 et 2020.
  • hausse considérable de la participation financière complémentaire demandée aux établissements conventionnés et en gestion directe : elle passe de 6% des frais d’écolage (i.e. des recettes de l’établissement) à 9% pour les budgets des établissements de 2018 puis 7,5% en 2019 pour « viser » un retour à 6% en 2020…
  •  aucune subvention ne sera donnée aux établissements en 2019, sauf sur la sécurité et les protocoles pluriannuels d’investissement.

Les conséquences immédiates pour le fonctionnement des établissements sont presques mécaniques : hausse des frais de scolarité, remise en cause des financements des projets pédagogiques, difficultés de recrutement des personnels enseignants, risque de déconventionnement pour les établissements conventionnés…

Cette semaine, les conseils d’établissements se sont réunis localement pour examiner les cartes scolaires (mesures de suppressions de poste demandées par l’Agence) et leur budget 2018. Selon les retours que nous avons pu avoir, tous ont voté majoritairement contre les budgets et les cartes scolaires proposées par l’Agence. Les élus de la FSU ont fait une déclaration dénonçant ces mesures (voir ici).

Le bilan pour les établissements d’Espagne est déjà lourd :

  • 1 poste résident Histoire-Géographie à Madrid
  • 2 rompus de temps partiel 1er degré à Madrid (supports qui étaient à renouveler chaque année en fonction des demandes de temps partiel mais qui de facto étaient pérennes)
  • 1 poste expatrié de DAF adjoint à Madrid
  • 1 poste résident EPS à Barcelone
  • 2 rompus de temps partiel 1er degré à Barcelone​ (même remarque que pour ceux de Madrid)
  • 1 poste expatrié de DAF à Malaga
  • 1 poste résident de professeur des écoles à Valence

Ces postes co-financés par l’Agence pour les résidents et financés à 100% par l’Agence pour les expatriés seront donc à charge complète des établissements, et donc des familles !  Mais ce n’est pas fini car une deuxième vague de suppressions est à prévoir : l’Agence a, en effet annoncé qu’elle poursuivrait sa politique de redéploiement de postes vers les zones les moins bien dotés. Or, selon les retours que nous avons toutes les zones ont été touchées par cette première vague de suppressions. Il est donc à craindre que l’Agence « redéploie » de nombreux postes lors du Comité technique qui se réunira au mois de février, ce qui signifie de nouvelles suppressions pour les établissements des réseaux historiques comme ceux d’Espagne…

Budgétairement, au delà de la mesure de hausse de la participation financière complémentaire mentionnée plus haut, le lycée français de Madrid s’est vu annuler une subvention de 2,2 millions d’euros qui était prévue pour le budget 2018 dans le cadre du finacement de la nouvelle maternelle en cours de construction. Le LFM doit donc rendre 3 millions d’euros à l’AEFE sur son budget 2018, ce qui a conduit la Directrice des affaires financières à construire un budget baroque et très dangereux : le fond de roulement passe à 10 jours de fonctionnements (ce qui est extrêmenent bas et normalement pas accepté pour un établissement public), 30% des crédits pédagogiques sont gelés (i.e. qu’ils seront annulés en cas de besoins) alors même que les frais de scolarité augmentent de 4% (environ 3 fois l’inflation prévue pour 2018). Le LFM se retrouve donc plongé dans une situation de grande difficulté financière alors que de gros investissements (projet immobilier pour le secondaire) sont nécessaires pour faire fasse à la hausse mécanique du nombre d’élèves (liée à l’ouverture du collège de Saint-Exupéry et à l’ouverture de classes de maternelles en 2008).

Alors même que la communication gouvernementale nous rebat les oreilles avec le caractère ponctuel de l’effort budgétaire, que tout rentrera dans l’ordre dès l’an prochain, il est innacceptable de constater que les mesures prises sont bien structurelles, mettant en danger le bon foncionnement de l’établissement public AEFE sur les trois ans à venir.

Il est urgent de changer de cap en renonçant notamment au plan de suppression de poste. Un arbitrage en ce sens est possible dès cette année : l’Agence a prévu 180 fermetures alors que le plafond d’emploi en personnels détachés voté par l’Assemblé nationale n’a été baissé que de 52 postes. Il reste donc une « marge » de 128 postes à ouvrir au Comité technique de février, évitant ainsi de nouvelles fermetures en Espagne.

C’est dans ce contexte difficile que les syndicats de la FSU (SNES, SNEP, SNUipp, SNASUB) ont déposé un préavis de grève sur l’ensemble du réseau pour le 27 novembre 2017 jour du Conseil d’administration de l’Agence.

pour la défense de l’opérateur public AEFE, pour le maintien d’un réseau d’enseignement français à l’étranger

toutes et tous en grève le lundi 27 novembre 2017 !

Visite du Ministre Le Drian au Lycée français de Madrid, une occasion manquée !

Lors de son déplacement en Espagne, le Ministre des Affaires étrangère, M. Jean-Yves Le Drian, visitait le lycée français de Madrid. Accompagné de M. l’Ambassadeur, M. le Directeur de l’AEFE, Mme la Députée, M. le Conseiller culturel, Mme la Proviseure ainsi que des proviseurs d’autres établissements français d’Espagne, M. le Ministre a assisté à diverses présentations d’élèves constatant ainsi la richesse des projets menés au LFM. Comme on peut le voir sur le site de l’établissement, tout le monde était de la fête sauf les enseignants et les parents d’élèves ! En temps normal, ceci pourrait sembler anecdotique mais après les annonces de coupes d’une ampleur inédite sur la dotation de l’Agence et, en conséquences, la programmation de la suppression de centaines de postes de détachés, l’augmentation des prélèvements de l’AEFE sur les budgets des établissements, le gel de la plupart des subventions pour des projets pédagogiques, un tel oubli laisse un goût amer chez les personnels ! Pas le temps, il fallait montrer des choses positives, une rencontre avec les représentants des personnels aurait ennuyé le Ministre… les justifications non plus ne passent pas…

C’est donc une occasion manquée pour les personnels d’exprimer leurs inquiétudes quant à l’avenir de notre réseau d’enseignement français à l’étranger. On se contentera d’un simple courrier, en espérant qu’il soit lu et qu’on nous y apporte une réponse…

 

Voir en suivant le lien ci-dessous :

2017_10_23_courrier_ministre_FSU

Large mobilisation des personnels pour la défense de l’AEFE

Le mardi 10 octobre 2017, à l’appel des syndicats de la FSU avec l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique, les personnels fonctionnaires détachés à l’AEFE se sont largement mobilisés sur le réseau Espagne : Madrid, 65 % au secondaire, 50 % primaire, Barcelone 43 % secondaire, Valence, 40 % secondaire, 50 % primaire, Bilbao, 67 % secondaire, 50% primaire, Malaga, 50 % secondaire, 37,5 % primaire, Alicante, 67 % secondaire, Villanueva 100% primaire…

Ils ont, ainsi, envoyé un message clair de dénonciation des mesures négatives touchant l’ensemble des agents de la fonction publique. Ils ont également montré leur détermination à défendre l’opérateur public AEFE qui subit une coupe budgétaire d’une ampleur inédite !

Vous trouverez ci-dessous la motion transmise par le SNES-FSU Espagne, SNUipp-FSU Espagne et SNEP-FSU Espagne à l’ensemble des élus représentants les français d’Espagne.

motion élus

Le 10 octobre, mobilisons-nous aussi pour défendre l’opérateur public AEFE !

Le 10 octobre, mobilisons-nous aussi pour défendre l’opérateur public AEFE !

Suite aux attaques virulentes du Gouvernement contre la fonction publique (gel du point d’indice, remise en place d’un jour de carence, suppression de 120 000 postes, flou sur la compensation de la hausse de la CSG et sur le calendrier d’application du PPCR), l’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique ont appelé à une journée d’action (grèves, manifestations…) pour le mardi 10 octobre 2017 (voir communiqué ici).

A l’AEFE, les personnels détachés (résidents et expatriés) n’échapperont pas à ces mesures. Mais à cela s’ajoute une coupe budgétaire sans précédent dans la dotation de l’Agence : 33 millions d’euros, soit plus de 8 % de la dotation ! Les conséquences ont déjà été annoncées :

  • suppressions de postes alors que le nombre de collègues titulaires non résidents ne cesse d’augmenter, notamment en Espagne, en profitant du fait qu’une centaine de postes ont été gelés cette année suite à des problèmes de détachements ;
  • hausse de la participation des établissements conventionnés et EGD au fonctionnement de l’Agence (la « taxe » de 6 % sur les frais d’écolage devrait passer à 7 %) ce qui aura une répercussion directe sur les frais d’écolage et sur les conditions d’enseignement.

Dans un tel contexte, il est légitime de se demander comment l’AEFE pourra-t-elle, par exemple, financer la compensation de la hausse de la CSG qui impactera les salaires ainsi que l’avantage familial ? Tout cela devant se traduire, selon le candidat Macron, par une hausse du pouvoir d’achat pour tous les fonctionnaires !

D’une manière générale, il est légitime de se demander avec quels moyens l’AEFE peut maintenir un réseau d’enseignement d’excellence tout en répondant à une demande toujours croissante ?

 

Pour l’abandon des mesures portant atteinte à la fonction publique, pour une véritable revalorisation de nos métiers, pour la défense de l’opérateur public AEFE,

toutes et tous en grève le mardi 10 octobre 2017 !

Bonne rentrée 2017 à toutes et tous

Mais, où va-t-on ?

Il n’aura pas fallu attendre longtemps après l’élection d’Emmanuel Macron pour qu’une pluie d’annonces négatives s’abatte sur les agents de la Fonction publique : 120 000 suppressions de postes durant le prochain mandat, remise en place de la journée de carence, nouveau gel du point d’indice, augmentation de la CSG sans la compensation de baisses de cotisations, remise en cause du calendrier d’application des revalorisations salariales obtenues dans le cadre du PPCR.

Pour l’Éducation nationale, malgré des annonces budgétaires plutôt rassurantes, les principaux enjeux n’ont pas été abordés. Rien pour enrayer une crise de recrutement sans précédent : cette année encore plus de 14 % des postes ouverts au CAPES externe n’ont pu être pourvus. Rien sur la hausse des effectifs dans le secondaire alors qu’on constate, pour les lycées, qu’en 5 ans la moyenne d’élèves par classe est passée de 28 à 30 et le nombre de classes avec un effectif d’au moins 35 élèves de 25 % à 41 %. En ce qui concerne la réforme du Collège, le décret visant à simplifier la mise en place des EPI ne change en rien l’esprit général de la réforme. Bien au contraire, les déclarations du Ministre vont vers un renforcement de l’autonomie des établissements qui en fait, on le sait bien, se traduira par un accroissement des inégalités entre établissements.

A l’AEFE, l’avenir est, à tout le moins, on ne peut plus incertain. Alors que la dotation de l’Agence a baissé d’environ 10 millions d’euros par an depuis 2013, le nouveau Gouvernement a annoncé cet été une baisse supplémentaire de 60 millions d’euros sur l’exercice budgétaire 2017 ! Nous ne savons toujours pas comment cette coupe claire va être mise en œuvre, mais il est évident qu’elle se répercutera directement sur les budgets des établissements ce qui entraînera, in fine, des dégradations des conditions de travail et/ou des augmentations de frais d’écolage. Le Gouvernement aura beau jeu ensuite d’annoncer un maintien de la dotation de l’Agence pour 2018 ! On notera d’ailleurs concernant ce choix budgétaire la vive réaction de la Fédération des associations de parents d’élèves dans un courrier adressé au Président de la République (à consulter sur le site de la FAPEE).
Toutes ces annonces viennent noircir encore un peu plus le tableau après une année marquée par des difficultés sans précédents pour l’obtention des détachements.

Dans ce contexte inquiétant, le SNES-Espagne restera déterminé dans l’action pour préserver le statut des personnels et l’établissement public AEFE seuls garants de la pérennité de l’excellence de notre réseau d’enseignement français à l’étranger.

Télécharger le bulletin de rentrée complet.

Les refus de détachement, c’est toujours NON !

En février dernier, à l’appel de la FSU, les personnels du premier et du second degré ont, par leur action, permis le renouvellement de détachement des collègues du 1er degré qui avaient initialement essuyé un refus de la part des DASEN de leur département d’origine. Le 4 avril, le SNES alertait ses syndiqués sur la situation des détachements en général, et en particulier sur celle de nos collègues ex recrutés locaux (RL) de l’Agence, lauréats du CAPES, ayant obtenu un poste de résident. 

À ce jour, des personnels du 1er et du 2d degré, recrutés sur des postes de résidents, subissent, pour des raisons différentes, des refus de détachement.

Le SNES et le SNUipp ont multiplié leurs interventions mais, comme en février, les situations ne peuvent se débloquer qu’avec une forte mobilisation syndicale de terrain.

En Espagne,

  • un collègue du premier degré à Valence actuellement TNR à qui on a proposé un poste de résident, a reçu un refus de détachement de son département d’origine. Par ailleurs, d’autres collègues recrutés cette année sont encore en attente d’une réponse pour leur détachement.

  • une collègue du second degré à Madrid actuellement en stage de titularisation en France qui avait fait plus de deux années de titulaire en tant que PLP avant d’arriver en Espagne s’est vu refuser également sa demande de détachement car ces années n’ont pas été effectuées dans le même corps ! C’est véritablement une double peine car elle ne peut être recrutée en tant que résident sur un poste de certifié/agrégé et lorsqu’elle passe le concours, elle est à nouveau bloquée !

  • Par ailleurs, au moins trois collègues du second degré (à Barcelone, Bilbao et Alicante) ont fait leur stage de titularisation en France avant le changement de règle du MEN et sont toujours en attente d’un poste de résident. Si la situation n’évolue pas, ils n’ont plus aucune perspective de reconnaissance de leur concours si ce n’est de rentrer deux années supplémentaires en France et espérer à nouveau qu’un poste de résident se présente.

Ces atteintes répétées sur les détachements peuvent se justifier dans la logique de l’Éducation nationale par la difficulté à pourvoir les postes en France. Mais, pour le réseau de l’enseignement français à l’étranger, les refus de détachement ont un impact énorme.

Tous les personnels sont concernés : la position administrative de résident est fragilisée et c’est un pas de plus vers la mobilité imposée à tous. C’est d’ores et déjà une menace très claire qui, si nous ne la stoppons pas, se concrétisera et sera alors irréversible.

Pour la défense de nos collègues, pour contrer ces atteintes répétées à la situation de détachement, et stopper toute velléité de mobilité imposée,

tous en grève le mardi 9 mai 2017 !